10/10/2011

L'atelier au temps en emporte le vent a eu lieu (1 & 2 octobre 2011)

Titre des deux jours de cet atelier dédié au TEMPS:

Au vent en emporte le temps. 1/2
Au temps en emporte le vent. 2/2
a eu lieu le samedi 1er et dimanche 2 octobre.

Un atelier articulé en deux journées complètes autour des notions du temps qui passe, qui ne passe plus, qui respire, qui pose, qui pause.

La première journée s'est déroulée dans un centre ville, partant d'une gare vers le centre névralgique d'une ville, avec l'urgence, le retard, et Chronos, dévoreur du temps comme jalons.
La seconde journée s'est doucement tournée vers le silence, le temps irréel, le présent absolu (Ma japonais) et d'autres notions qui nous ont peut-être permis de croire qu'on pouvait contrôler le temps. Notre Saint Patron de ce jour: Aïon.

Ci-dessous, les références des livres apportés par l'animatrice ou les participants, lesquels peuvent ajouter leurs textes en guise de commentaires à ce post là.

Cet atelier sera renouvelé, sous une forme un peu différente, au printemps 2012.

 

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OU

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Augustin: "Qu'est ce que le temps? Si personne ne me pose la question, je sais. Si quelqu'un me pose la question et que je veuille expliquer, je ne sais plus.

16:11 Écrit par Milady | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

04/09/2011

Ecrire une nouvelle en Corrèze (France) - 30.07 - 05.08.2012

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Découvrir une région, un folklore, des gens du coin, des recettes de cuisine, des animaux étrangers, des rochers et des arbres, des choses qui sortent des musées, des histoires d'accents et d'intonations, des légendes et des réalités d'un endroit qu'on connait peu, voire mal.
Ecrire dans un cadre vert, entouré d'autochtones vaillants. Un bain humain d'une culture proche et lointaine.
Les paysans, les artisans, les spécialistes du Cèpe, les aventuriers du Limousin, autant de personnages et de lieux qui vont nous amener à visiter et rendre compte de ce qu'on vit à la campagne, de ce qu'on peut se dire.
Une semaine résidentielle chez l'habitant.
Des rencontres avec des spécimens humains bien singuliers.
Une découverte de mets locaux.
Un jumelage entre ville et campagne.
Une écriture longue d'une nouvelle aux teintes paysannes.
Une vision d'un terroir méconnu, valeureux, à travers vos écritures.

Quand: 30.07.2012 - 05.08.2012 10.00 h - 16.00 h
Dates provisoires bientôt confirmées.

Où: En Corrèze, en plein Limousin - http://www.correze.net/

Prix: 300 € (+ 30 € pour le logement + 30 € pour les entrées de lieux à visiter et pour le transport en voiture dans les lieux différents).

Possibilité de co-voiturage de Belgique en France.

Inscription obligatoire sur miladyrenoir@yahoo.co.uk

Renseignements: 0494 58 13 04 ou miladyrenoir@yahoo.co.uk

Lieu:
Maison Familiale - Corrèze   -   Site internet
Route/rue:
Rue des Rosiers 5
Code postal:
19150
Localité/ville:
Saint-Paul
Dép./région:
Corrèze
Pays:
Pays: fr    
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16:20 Écrit par Milady | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Choisissez ou ne choisissez pas.

 

Titre:
Écriture longue autour du thème du Choix
Quand:
26.12.2011 - 30.12.2011 10.00 h - 17.00 h
Catégorie:
Ateliers d'écriture
Animateur:
Milady Renoir

Au delà du manichéisme, lequel sera une piste de décollage, nous tenterons d'évaluer dans cette semaine d'écriture longue, quels sont les choix possibles pour nos écritures, nos procédés littéraires, nos styles, nos personnages, notre matière brute, nos genres et nos chemins.

Le choix comme thématique pour aborder des livres et comme support pour entériner les écrits.

Cet atelier est basé sur le mode de la recherche, de l'expérimentation, de la confrontation aux autres (mondes, participants, arts, langues).

Merci de prendre contact avec moi afin de cibler vos objectifs et de discuter ensemble des des enjeux possibles. Tout le reste sera de l'ordre de l'imprévu pendant l'atelier, au sein d'un cadre bienveillant et expérimental (l'atelier d'écriture) et d'un lieu source d'inspiration (encore à confirmer).

Aucun pré-requis littéraire n'est nécessaire. Chaque culture de participant est la bienvenue. L'atelier alternera entre de courts et longs moments d'écriture, des sessions d'échange sur nos rituels d'auteur et de lecteur et sera ponctué par l'injonction d'intervenants venus de pratiques diverses (quelques surprises à la clé).

Les débutants en atelier d'écriture sont admis. ;-)

L'atelier sera confirmé dès l'inscription de 5 participants et se clôturera après le douzième participant.

Pratique: Les repas seront partagés collectivement mais chacun apporte son pique-nique ou profite des commerces locaux.

Le stage dure du lundi matin au vendredi après-midi de 10h00 à 17h00 tous les jours. Une soirée de partage, autour de nos passions, nos individualités et nos lectures est proposée en début de stage, nous évaluerons les données pratiques rapidement, après avoir fait un peu connaissance.

Le stage coûte 250€ pour la semaine. Une réduction de 35€ est possible pour les demandeurs d'emploi (statuts d'artistes ou bûcherons ou...), pour les moins de 18 ans (mais plus de 15 ans) et pour les plus de 60 ans (mais moins de 126 ans pour des raisons de sécurité). (Vive les extrêmes!).

Un acompte de 30€ est demandé dès l'inscription. Le solde doit être payé avant le début de l'atelier. Toute annulation endéans les 48h avant l'atelier ne subira aucun remboursement mais si un remplaçant est trouvé, dans ce cas, l'atelier sera remboursé.

Les inscriptions et les questions peuvent se dévoiler soit par mail sur miladyrenoir@yahoo.co.uk soit par téléphone au 0494 58 13 04.

Choisissez

ou ne choisissez pas...

 

(photos de Gilbert Garcin)

Lieu: (à confirmer) - Bruxelles

15:52 Écrit par Milady | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Temps, temps, temps - atelier 1 & 2 octobre 2011 - Bruxelles

Titre des deux jours de cet atelier dédié au TEMPS:
Au vent en emporte le temps. 1/2
Au temps en emporte le vent. 2/2
Quand:

de 8h32 à 17h28 le samedi 1er octobre.  Lieu avisé la veille de l'atelier. (mais sur Bruxelles. Plutôt central)

de 10h01 à 18h04 le dimanche 2 octobre. Lieu avisé la veille de l'atelier. (mais plutôt vers Watermael-Boisfort)

Catégorie:
Ateliers d'écriture
Animateur:
Milady Renoir

Description

Un atelier articulé en deux journées complètes autour des notions du temps qui passe, qui ne passe plus, qui respire, qui pose, qui pause.

A qui penserons-nous?

De Hawking à Deleuze, de Tardieu à Quignard, de Noël à la Saint Glinglin et quelques autres illustres inconnus.

Des auteurs, des peintres, des réalisateurs, des emprunteurs de temps nous guideront à travers les méandres facétieux ou fallacieux du Temps, de son sablier, de sa faux et de son espace infini. (aucun pré (n'est) requis).

S'amuser à se perdre dans un labyrinthe.

Marée au galop, lapin blanc avec montre à gousset, stalagmite patiente, mort du soleil?
à suivre...

Participants: Tous âges, Toutes influences, Toutes passions confondues.

Prix: 75 euros (cafés/thés compris - pique-nique à prévoir) pour le week-end.

Réservation obligatoire sur miladyrenoir@yahoo.co.uk

Lieu

Lieu encore à définir (illustration de Tuen Hocks)

Lieu: quelque part dans le centre de Bruxelles, pas loin d'une cathédrale ou d'une cité administrative le samedi et pas loin de la verdure et des pavés et de rails le dimanche. Quelques détails avisés 48 h avant le week-end.
Route/rue:
Rue Invisible
Code postal:
0000
Localité/ville:
Ville Imaginaire
Pays:
Belgique
Prenez le temps de perdre du temps.

15:40 Écrit par Milady | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/01/2011

des choses écrites...

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« Un poète est la chose la moins poétique qui soit ; car il n’a pas d’identité – il est constamment forme – et matière d’un autre Corps – Le Soleil, la Lune, la Mer, les Hommes et les Femmes, créatures impulsives, sont poétiques et possèdent en eux un attribut permanent – le poète n’en possède aucun ; il n’a aucune identité – il est certainement la moins poétique de toutes les créatures de Dieu. Si donc il n’a pas de moi, et si je suis un poète, qu’y a-t-il de surprenant à ce que je dise que je ne veux plus écrire ? »

 

Extrait d’une lettre de Keats à Richard Woodhouse, le 27 octobre 1818.

 

« (…) En d’autres termes, l’amour de la poésie ne va jamais sans la haine de la poésie. C’est pourquoi sans doute Keats choisit pour exprimer ses vues sur la poésie non pas le manifeste ou l’essai théorique, mais précisément la correspondance, et la correspondance la plus personnelle, la plus singulière qui soit, sans arrière-pensée de publication, c’est-à-dire sans souci d’un lecteur anonyme, d’un general reader dirait-on en Anglais. La théorie, quand théorie il y a, ne prétend jamais s’élaborer de manière désincarnée, mais toujours dans le mouvement même, dans le jeu de la création qui est celui-là même de la vie. »

 

Robert Davreu, Keats ou l’essence de la poésie. Extrait de la préface de Seul dans la splendeur (anthologie de poèmes de John Keats traduits par Robert Davreu), Points Seuil, 2009.

10:32 Écrit par Milady | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

27/09/2010

Cycle "Mon personnage, ce héros!" - #2 - version remasterisée

michael-sowa-invitation-1024x670.jpgL’atelier pré-textes & sous-titres présente « Mon Personnage, ce héros ! », un ‘Mini’ Cycle d'ateliers d'écritures créatives autour de la création de personnage(s).

Comment faire naître son personnage fétiche?

Le sculpter de la boue à la chair?

Du sang à l'encre?

Sera-t-il Je? Aura-t-il de l'esprit?

Sera-t-elle belle? Sera-t-elle effacée ou terriblement présente?

Est-ce qu'il tuera sa mère? Meurt-il à la fin?

L'invitation à écrire autour d'un personnage (ou plusieurs) nous fera plonger dans des personnages d'œuvres variées. Nous rencontrerons certains de ces personnages qui font loi, nous parlerons de ceux qui donnent le change et (d)écrirons les nôtres, sans complexe, ni scrupule.

Chaque participant peut venir gonfler un projet en chantier ou concrétiser une idée d'histoire, longue ou courte mais les retours sont faits uniquement sur les textes écrits pendant les ateliers. Un accompagnement en dehors de l'atelier est possible, sous réserve et sous conditions.

La participation au cycle complet est recommandée même si chaque atelier est indépendant d'un autre. Aucune connaissance des auteurs abordés n'est nécessaire.

Attention, les mots Extradiégétique/Intradiégétique/Hétérodiégétique/Homodiégétique ne seront pas mentionnés pendant les ateliers (ou presque peu).

Dates : 4 mercredis soirs - 6, 20 octobre - 10, 24 novembre 2010

Horaires: de 19h00 à 21h31.

Groupe : 7 participants (de 15 à 115 ans) maximum - 4 minimum

Prix : 80 euros (75 euros demandeurs d'emploi) ou 25€ un seul atelier
Inscription obligatoire : miladyrenoir@yahoo.co.uk (contact possible au 0494/58 13 04)

Lieu: Bibliothèque Hergé - http://www.biblioherge.be/ 211 av. de la Chasse - 1040 Bruxelles - 02/735.05.86 - Courriel: biblio.herge@skynet.be 

 

Formation : Milady Renoir se forme aux ateliers d'écriture avec Marie-Andrée Delhamende & Réjane Peigny via Kalame. Anime des ateliers d'écriture depuis juillet 2003 (public adulte et scolaire).  Participe aux ateliers d'écriture des autres membres de Kalame (Claudine Tondreau, Réjane Peigny, Marie-Andrée Delhamende, Frédéric Soete, etc.) Organise des événements* culturels avec les organisations Kalame (Méga Atelier 2006), EntrezLire, PassaPorta (AutoFiction, Festival 2007), Bulex, Le festival OFF du Livre de Bruxelles, Les Editions Maesltröm, LeMague.net,

Festival AuBordElle, OnZE Expo 2009, ... . A publié deux recueils de poésie aux Editions Maelström. Elève un ogre blond âgé d'à peu près deux ans. Entretient plusieurs blogs dont un de photographie. Touche à tout ou presque.

 

(Illustration de Michael Sowa)

23:24 Écrit par Milady | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/07/2010

Ecrire sous les contraintes?

Chronique 2 : ECRIRE SOUS LES CONTRAINTES par Régine DETAMBEL

 

La contrainte est définie comme une "obligation librement choisie." Il ne s’agit donc pas d’une gêne, pas d’une restriction non consentie, pas d’un empêchement. Ce qu’il faut souligner, c’est que la contrainte libère l’imagination. Par Régine Detambel. 

Un sens émerge

Les consignes et les contraintes sont des règles, du jeu dit-on souvent, et, sur l’innocence du jeu, on se trompe. Tant que j’ai ignoré leur existence, je me suis perdue en flâneries, j’ai suivi des égarés, erré entre la crasse et le faux pittoresque, voulu me composer une langue à moi, alors que je ne maîtrisais aucun des procédés anciens. Si j’ai acquis une langue et un ton, c’est en cultivant la contrainte. Il y a des centaines de contraintes : des contraintes graphiques, des contraintes portant sur la lettre (comme le lipogramme), des contraintes syntaxiques, sémantiques, phonétiques, etc. Bref, il y a des milliers de procédés, d’exercices de style, de constructions préétablies (le sonnet, la terrible règle des 3 unités dans la tragédie…), qui sont repris ou détournés, ou (ré)inventés, notamment par l’Oulipo. 

Une contrainte est une règle d’écriture qui entraîne une règle de lecture. Quand les poètes se soumettaient aux règles du mètre et de la rime, les lecteurs de poésie lisaient en se soumettant aux mêmes règles. Le pacte est signé entre l’auteur et le lecteur. Aujourd’hui, la contrainte est définie comme une "obligation librement choisie." Il ne s’agit donc pas d’une gêne, pas d’une restriction non consentie, pas d’un empêchement. Et en effet, ce qu’il faut souligner, c’est que la contrainte libère l’imagination. Paul Valéry confiait que, devant trop souvent écrire des choses dont il n’avait nulle envie, et l’esprit inerte devant elles, il s’imposait les lettres initiales des phrases successives à faire comme pour un acrostiche. 

L’utilisation de la contrainte recentre l’écriture sur le travail d’artisanat du texte. L’écrivain redevient enfin un ouvrier conscient de ses gestes, de ses ruses et de ses esquives. On remplace, pour la bonne cause, le carcan psychanalytique par un carcan formel ! C’est l’un ou l’autre, l’écriture automatique de Breton ou le lipogramme en E de Perec ! D’habitude, on part d’une idée pour aller au mot. Avec l’écriture sous contrainte, c’est l’inverse. Ce sont les mots qui vous sont fournis (par exemple les mots sans E), qui sont filtrés et limités dès le départ. Et c’est à vous de les combiner de telle sorte qu’un sens émerge quand même. Voilà ce qui permet d’explorer de nouveaux modes d’expression, voilà comment on se découvre parfois des ressources insoupçonnées. On peut d’ores et déjà en conclure que la contrainte n’est qu’un handicap "apparent" et que l’une des forces d’un texte contraint, c’est de braquer l’oeil du lecteur sur l’écrit lui-même, non pas sur l’histoire, et d’établir une connivence avec le lecteur qui se demande ou qui a compris comment c’est fait, comment c’est fabriqué, comment c’est construit, ourdi, tressé. 

Une chose est claire avec la contrainte : si elle est libératrice et créatrice, c’est qu’elle permet de sortir de sa routine personnelle. En se forçant à appliquer un certain nombre de règles, on peut écrire quelque chose qu’on n’aurait jamais eu l’idée d’écrire, jamais pu écrire sans cela. Bon ou mauvais, on ne l’aurait pas écrit. En gros, la contrainte permet de sortir de soi, s’obliger à trouver des idées, changer le mode d’exploitation de ses idées. On a toujours le choix de dire oui ou non à ce qu’on a trouvé sous contrainte. Ce n’est pas un carcan, ce n’est pas préjudiciable à la liberté de création. Je peux dire ensuite si ça me plaît ou non. 

La machine-littérature

Quant à savoir s’il faut montrer la contrainte, s’il faut l’expliquer, chacun est libre. Le seul vrai problème est sans doute de trouver une contrainte qui soit une forme heureuse pour son texte, qui contienne ce qu’on a à dire, qui le révèle sans l’écraser, et surtout qui ne soit pas d’apparence compliquée et rebutante pour le lecteur. Il ne s’agit pas, ici, de la forme pour la forme, d’inutiles raffinements de construction, mais de trouver la forme qui produira un effet, qui répondra à la nécessité intérieure de l’auteur et sera conforme au mouvement de son esprit. La contrainte ne sert pas à briller, à faire preuve d’une virtuosité technique. Le texte contraint ne doit pas être une prouesse, mais une nécessité. 

Pour illustrer mon propos, La Disparition de Georges Perec. Il manque une lettre, la lettre E, et le personnage principal Anton Voyl cherche quelque chose tout au long du livre. C’est un parcours initiatique. Perec, ce nom, ne contient que la voyelle E. Perec perd ses parents, son père à la guerre, en 1939, sa mère en déportation en 1942. Il devient mutique. Adolescent, il fait une psychanalyse avec Françoise Dolto. Adulte, il ne peut qu’être écrivain, puisqu’il ne trouve pas ses mots, il ne peut qu’être heureux de rencontrer la contrainte par laquelle il va pouvoir se dire et se prononcer. Ce roman sans E est bien un roman pour eux, et qui dit leur disparition à eux, ses parents. On comprendra l’émotion de Perec lorsqu’à la sortie de La Disparition un critique, qui écrit un article superbe, n’a pas décelé l’absence du E, ce qui signifie qu’il célèbre le roman, l’effet du roman, et non pas la prouesse technique. 

L’écrivain n’est pas un simple opérateur effacé des opérations scripturales, même dans les contraintes les plus dures. Il n’y a qu’à regarder de près nos brouillons pour constater qu’on ne répète en somme, pour écrire, que quatre opérations : l’ajout, la suppression, la permutation et le déplacement. 

Je me suis rendu compte qu’avec la contrainte, j’étais tellement préoccupée par la forme de ma phrase, par le genre du mot que j’allais utiliser, que cela se relâchait derrière, du côté de l’inconscient, je mettais vraiment tout en moi au service de la résolution du problème primaire que représentait le respect de la contrainte. Alors je m’apparaissais vraiment à moi-même. La contrainte permet de prendre des pistes qu’on n’aurait jamais foulées : on réinvente des mots perdus, on conçoit des rapprochements étonnants, on renverse les clichés. Et plus on se préoccupe de problèmes de structure, plus on s’acharne à son échafaudage, plus on élargit ses frontières. Et les territoires qu’on conquiert, on ose les arpenter parce qu’on regardait ailleurs au moment de franchir nos ponts branlants, au moment de croiser nos propres monstres ! On a raison de dire qu’on n’est pas spontané quand on essaie de l’être, à cause de ces montagnes de clichés dont nous sommes pétris. Notre culture, la façon de parler de notre région, nos lectures, notre âge, tout nous contraint, alors autant en être conscient et se choisir soi-même ses règles d’obéissance. Aux brillantes cathédrales, j’ai toujours préféré les architectures imaginaires dont je suis docilement le plan pour construire, en moi-même, mon ordre propre. 

L’essentiel dans l’oeuvre n’est donc pas d’exhiber la technique ou d’exalter la contrainte mais bien de les mettre toutes deux au service de ce mystérieux en nous qui peut toucher et émouvoir, et je cite Le Corbusier, pour conclure : " On met en oeuvre de la pierre, du bois, du ciment ; on en fait des maisons, des palais, c’est de la construction. Mais tout à coup vous me prenez au coeur, vous me faites du bien, je suis heureux, je dis : c’est beau. Voilà l’architecture." Pour la littérature, remplacez les mots. 

Sources

Tous les numéros de la revue Formules, tous les ouvrages collectifs publiés par l’Oulipo, et diverses oeuvres de Georges Perec, Jacques Jouet, Jacques Roubaud, Italo Calvino, Jacques Bens, etc. 

Régine Detambel

Née dans les années soixante, Régine Detambel se consacre à la littérature et à l’animation d’ateliers d’écriture. Traduite dans plus de dix pays, elle a publié une trentaine de romans et récits, notamment aux éditions Julliard et Gallimard. La Chambre d’écho, son dernier roman, vient de paraître aux éditions du Seuil. Son site www.detambel.com permet de mieux la connaître.
http://www.aleph-ecriture.fr/Chronique-2-ECRIRE-SOUS-LES

15:48 Écrit par Milady | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23/06/2010

Cycle "mon personnage, ce héros" - récidive en 2010

Réjouissances et concupiscences.Herlinde Koelbl happiness

Suite à une forte demande de participation à ce cycle, je récidive et animerai une forme plus ou moins identique de ce cycle à la bibliothèque Hergé d'Etterbeek en septembre et octobre.


Gardez l'oeil sur ce blog, bientôt plus d'infos.

 

15:31 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

"petits" Ateliers au Comité Economique et Social Européen

J'ai repris depuis presque deux mois l'atelier lunchbreak au Comité Economique et Social Européen (CESE).

Le prochain a lieu le 8 juillet. Ensuite, l'atelier reviendra à la rentrée. Cet atelier est ouvert aux employés du CESE, le point de contact est Ana Pessoa. 

Les participants sont des adultes dont les professions ont parfois "pollué" des processus d'écriture relégués au rang de hobby ou de souvenir. Mes tentatives de récréation s'allient à la découverte de genres et d'auteurs différents à chaque atelier afin que les pistes soient multiples et "expiatoires".

Un des intérêts de cet atelier est la multiculturalité des participants, à qui j'ai proposé de pouvoir écrire dans leur langue maternelle. Au moment des retours, je m'exprime en anglais ou en français mais il est important que le texte soit lu (dans son entièreté ou dans une forme écourtée) afin qu'il soit transmis au groupe. Ensuite, nous questionnons la difficulté d'un passage ou le blocage ou le plaisir de l'écriture pour "jouer" à l'atelier.
Pour l'instant, les langues écrites et/ou lues sont le polonais, le portugais, le slovène, l'anglais, le finnois, l'allemand.

Malheureusement, cet atelier est fermé aux participants hors CESE.


 

 

 

Atelier d'écriture

 

 Allora Sie voudriez write un poco?

Écrire about thèmes littéraires aber in a convivial spirit? In a ludique way?

Milady Renoir, une animatrice d'ateliers d'écritures créatives propose twice a month un atelier d'une heure y treinta minutos.

 

Écrire & Reading dans all languages sont willkommen.

 

Weblog de l'atelier: http://atelier-milady.skynetblogs.be/

 

Première séance: mardi, 25 mai - 12:15-13h45

Inscription: 9€ per person.

Place: CESE, salle BVS 948

Minimum 4 personnes, maximum 7 personnes.

 

Confirmation via Ana.Pessoa@eesc.europa.eu Lien du CESE? 

 

15:26 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Cycle "mon personnage, ce héros"

WILLY RONIS Citroen strike 1928
Le cycle des 5 ateliers autour de la création de personnages se termine ce soir.

Je ne posterai pas les propositions d'écriture mais j'invite néanmoins les participants à ce cycle de venir poster leurs textes bruts ou retravaillés dans la partie commentaire de cet article.

J'avise uniquement de mon chemin de fer pendant ce cycle afin d'aiguiller les pistes de décollage que j'ai présentées aux participants.

Bon été à tous, 


Milady


 

28 avril: fragilité impuissance déficience / force pouvoir robustesse (A. Kristof, J. Tardieu, ...)

12 mai: sacré religieux mythique vertueux / profane païen "humain" odieux (J.K. Huysmans)

26 mai: archétypes melting pot – typologie potentielle exponentielle de quelques archétypes de personnages (C. G. Jung, S. King)

9 juin: l’autre en soi – le Tu (G. Perec, R. Vandamme)

23 juin: les Autres (Ils, Elles, ...) (JP Martinet, JP Verheggen, Montesquieu, A. Lacroix, ...)

 

15:11 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/04/2010

L'atelier pré-textes & sous-titres a testé pour vous l'atelier reliure de Broleskine

 

 

atelier reliure broleskineclic on pic.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Broleskine vous présente :

la formation en reliure de micro-édition

Apprenez à relier vos propres publications en un après-midi à l’aide de techniques et d’outils simples !

Reliure cousue à couverture souple

 Groupe de 5 personnes :

 stage de 3h

 20 € par personne

 

 Cours particulier :

 stage de 2h

 50 €

Infos & inscriptions

 Corinne Clarysse -  hello@broleskine.be -  Atelier#11 - rue de la Tulipe, 11 – 1050 Ixelles

 

13:01 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/03/2010

Atelier autour de la Négritude - Maison de la Francité - Samedi 13 mars 2010

 

 

 

Atelier négritude : « de l'ombre au soleil » - Une rencontre Africaine

de l'ombre à la lumière

La première partie consacrée à la lecture, au contexte de la Négritude. Cet atelier est une invitation à saisir les sens, les notions de ce mouvement politique, social, universel, fondamental, poétique.

 

"J'ai rêvé d'un monde de soleil dans la fraternité de mes frères aux yeux bleus" 

Léopold Sédar Senghor

 

 

Un peu d’histoire pour replacer le contexte.

 

Parlant de la longue marche de l’abolition de l'esclavage. Cette liberté s'acquiert par la loi. Elle est annoncée par le texte ambigu et controversé : Le Code Noir. Ce code est un Edit de Louis XIV (dit le roi Soleil, bien que là il n'eut pas une idée lumineuse). Cet Edit date de mars 1685. Voici quelques uns des articles les plus épouvantables: L'article 2 oblige tout maître à faire baptiser ses esclaves à la religion catholique.  De plus, l'article 3 interdit tout exercice public d'autres religions que celle-ci sous peine de lourdes sanctions (torture, privation de nourriture, ...).  L'article 11 défend expressément aux curés de procéder aux mariages des esclaves,  s'ils ne bénéficient pas du consentement de leurs maîtres. L'article 13 énonce l'un des éléments des plus cruels : il stipule que "si le père est libre et la mère esclave, les enfants seront esclaves pareillement".  L'article 14 illustre particulièrement la barbarie des blancs : les esclaves qui mourront sans avoir reçu le baptême seront enterrés de nuit dans quelque champ voisin du lieu où ils seront décédés. L'article 22 énumère la ration modique de nourriture fournie à chaque esclave pour une semaine : - deux pots et demi de farine de manioc, - trois cassaves (galette cuite de farine de manioc) de deux livres et demi, - deux livres de bœuf salé ou trois livres de poissons.  - pour les enfants sevrés de moins de 10 ans, les rations seront divisées en deux.    

Cependant cette légalisation ne sera pas sans massacres ni révoltes. L'objectif des exploitants était de déshumaniser l'esclave, afin qu'il n'ait plus conscience de lui-même, ni même de ses possibilités. Si les toutes premières rébellions ont eu lieu dès 1526, en Caroline du Sud, la proclamation de l'abolition de l'esclavage engendre au sein des colonies et des exploitations d'autres révoltes. Les églises protestantes américaines sont les premières 1688 à déclarer l'esclavage comme contraire à l'esprit du christianisme. Il faudra attendre 1792 pour que les Danois abolissent la Traite des Noirs, pour que la France établisse "l'égalité des hommes de couleur et des hommes libres". En 1794, la France abolit l'esclavage officiellement. L'esclavage sera rétabli par Bonaparte en 1802.  En 1808, les chambres britanniques interdisent la traite, reste à l'imposer aux autres pays, chose difficile. La route triangulaire est une machine trop juteuse. La France abolit l'esclavage à l’instigation de Victor Schoelcher, en 1848. La traite sera définitivement supprimée en 1963, le dernier état étant l'Arabie Saoudite.  Les grands textes internationaux ponctuent cette progression : le 25 septembre 1926, les pays membres de la Société Des Nations signent la convention internationale sur l'esclavage. En 1848,  l'ONU adopte l'article 4 de la Déclaration Universelle des Droits de l'homme : "Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude. L'esclavage et la traite des esclaves sont, sous toutes les formes, interdites". 48 états signeront. En 19 57, l'Organisation Internationale du Travail (OIT), une branche de l'ONU, adopte la Convention de l'abolition du travail forcé. L'esclavage, s'il est interdit par la loi, persiste et revêt de nouvelles formes, ici ou ailleurs.

 

Vers la liberté (chronologie) :

 

1803 : Suppression de la traite par le Danemark (décision prise 10 ans avant).

1808 : Suppression officielle de la traite par les Etats-Unis et l'Angleterre

1815 : Le traité de Vienne pose le principe de la suppression internationale de la traite (Angleterre, France, Prusse, Russie, Autriche)

1827 : Début de la répression efficace de la traite en France.

1835 : Suppression de la traite par le Portugal.

1850 : Suppression de la traite au Brésil.

1860 : Quasi-disparition de la traite européenne.

1862 : Dernier envoi clandestin connu des esclaves du Mozambique au Brésil.

1863 : Suppression en Arabie Saoudite.

1784 : Première atténuation de l'esclavage dans les colonies anglaises.

1794 : Suppression théorique de l'esclavage dans les colonies françaises.

1818 : Condamnation de principe de l'esclavage au Congrès d'Aix-la-Chapelle.

1833 : Suppression théorique de l'esclavage par le Parlement anglais.

1848 : Suppression de l'esclavage dans les colonies françaises.

1856, 1871, 1888 : Suppression progressive de I 'esclavage au Brésil.

1861 à 1865 : Guerre de Sécession aux Etats-Unis et suppression de l'esclavage.

1862 : Abolition dans les Antilles hollandaises.

1866 à 1871 : Suppression de l'esclavage dans les colonies espagnoles (Cuba).

1876 : Suppression officielle de l'esclavage par la Turquie.

1885 : Conférence de Berlin: mesures contre l'esclavage.

1888 : Abolition de l'esclavage au Brésil.

1890 : Deuxième conférence de Berlin au de l'esclavage en Afrique.

1926 : Le 25 septembre, Convention Internationale sur l'esclavage.

1948 : Article 4 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, confirmé par la convention de 1956.

1980 : Abolition de l'esclavage en Mauritanie.

 

Et La Négritude nait :

 

    "La négritude sera révolutionnaire ou ne sera pas" criait Senghor, rêvant d'arracher les affiches des nègres Banania , sur les murs de Paris. Ses amis poètes se sont alors associés à lui pour rechercher leurs racines perdues et lutter contre l'assimilation. Cette renaissance part d'une quête intérieure, une descente aux enfers d'un Orphée qui revient à la lumière, vainqueur et transformé. L'habit de la connaissance, c'est la redécouverte de ces traditions, qui cache difficilement un corps blessé pur l'abominable sentiment de la différence. Renaissante, l'identité noire retrouve ses origines et s'épanouit dans l'écriture autobiographique; Bâ, Kane, Laye, racontent leur vie, jalonnée d’épreuves, influencée par l'assimilation occidentale mais consciente de ses rites. La tradition peut s'ébranler, l'épopée demeure. Le poète griot éternise le passé revisité ; la légende baoulé ou l'épopée de Chaka (Le héros noir, complexe, en rage Chaka Zulu (Afrique du Sud, qui a inspiré moult histoires, légendes et poèmes). la révolte culturelle est un retour aux sources ténébreuses pour revenir au monde victorieux, dans l'unité de sa culture. Tradition orale et écrits se rejoignent dans l'œuvre de Dadié, Sadji, l'ombre menace toujours mais elle grandit celui qui la fait naître. Lisons alors la littérature d'Afrique francophone du Sénégal, du Mali, de la Guinée, de la Côte d'Ivoire, celle des Antilles bien sûr (Créolité de Glissant, Chamoiseau, …), comme une formule d'expression pure qui nous fait entrer dans le rythme du sang pour entendre enfin le pouls profond de l'Afrique.

 

  La Négritude selon J. Paul Sartre : De l'ombre au soleil, l'existence est une reconquête de soi. Le peuple noir, ethnie sacrifiée, déportée, colonisée, a tenté sa renaissance dans le limon de sa souffrance. Le fer aux chevilles, il s'avance difficilement vers ce soleil, symbole de vie, qui réchauffe sa peau noire mais projette son ombre sur le sol de l'injustice. »

 

Et aussi :

 

  "La Négritude, c'est ce tam-tam lointain, dans les rues nocturnes de Dakar, ce sont ces cris vaudous sortis d'un soupirail haïtien et qui glissent au ras de la chaussée, c'est ce masque congolais mais c'est aussi ce poème de Césaire, baveux, sanglant, plein de glaires qui se tord dans la poussière comme un ver coupé"                      

 

Le sentiment de la Négritude selon L.S. Senghor et sa poésie:

 

 Le poème est comme une partition de jazz dont l'exécution est aussi importante que le texte. D'un recueil à l'autre, cette idée s'est fortifiée en moi et lorsqu’en tête d'un poème, je donne une indication instrumentale, ce n'est pas simple formule. Le même poème peut donc être récité, je ne dis pas déclamé, psalmodié ou chanté.   Les poèmes nègres sont soumis tyranniquement à la musique intérieure, d'abord au rythme. La négritude se pare d'une beauté tragique qui ne trouve d'expression que dans la poésie.

 

« L’émotion est nègre, la raison est hellène. »

 &

« La Négritude est la somme des valeurs culturelles du Monde Noir. »

 

Parlons à présent d’une symbolique importante du retour au pays natal, justement. L’Afrique, terre mère.

 

Deux Poèmes :

 

Afrique de David Diop (1927-1961)

A ma mère,

 

Afrique, mon Afrique,

Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales

Afrique que chante ma grand-mère

Au bord de ton fleuve lointain

je ne t'ai jamais connue

Mais mon regard est plein de ton sang.

Ton beau sang noir à travers les champs répandu

le sang de ta sueur

La sueur de ton travail

Le travail de l'esclavage

L'esclavage de tes enfants

Afrique dis-moi Afrique

Est-ce donc toi ce dos qui se courbe

Et se couche sous le poids de l'humilité

Ce dos tremblant à zébrures rouges

Qui dit oui au jouet sur la route de Midi ?

Alors gravement une voix me répondit

Fils impétueux cet arbre robuste et jeune

Cet arbre là-bas

Splendidement seul au milieu des fleurs blanches et fanées

C'est l'Afrique ton Afrique qui repousse

Qui repousse patiemment obstinément

Et dont les fruits sont peu à peu

L'amère saveur de la liberté.

 

Et Femme nue, femme noire de LSS

 

Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté

J’ai grandi à ton ombre ; la douceur de tes mains bandait mes yeux

Et voilà qu’au cœur de l’Eté et de Midi,

Je te découvre, Terre Promise, du haut d’un haut col calciné

et ta beauté me foudroie en plein cœur, comme l’éclair d’un aigle

Femme nue, femme obscure

Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases de vin noir,

Bouche qui fait lyrique ma bouche

Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent

d’est                                                                                                          

Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur

Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l’Aimée

Femme noire, femme obscure

Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de

L’athlète, aux flancs des princes du Mali

Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.

Délice des jeux de l’Esprit, les reflets de l’or ronge ta peau qui se moire

A l’ombre de ta chevelure s’éclaire mon angoisse aux soleils prochains de

tes yeux.                                                                                           

Femme nue, femme noire

Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l’Eternel

Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendre pour

nourrir les racines les racines de la vie

 

Ode à la Mère Créatrice, à la Gaïa Noire, à la Nourrice, à l’Infante Mangeuse…

Personnage lyrique, symbolique, métaphysique ou très physique.

 

Deux poèmes sur l’idée de la Négritude par ses initiateurs :

 

Ma Négritude point n’est sommeil de la race mais soleil

De l’âme, ma négritude vue et vie

Ma Négritude est truelle à la main, est lance au poing

Réécade. Il n’est question de boire, de manger l’instant qui passe

Tant pis si je m’attendris sur les roses du Cap-Vert !

Ma tâche est d’éveiller mon peuple aux futurs flamboyants

Ma joie de créer des images pour le nourrir,

Ô lumières rythmées de la Parole !                                                             

 Léopold Sedar Senghor

 

Ma négritude

 

Ma négritude n'est pas une pierre, sa surdité ruée contre la clameur du jour

Ma négritude n'est pas une taie d'eau morte sur l'œil mort de la terre

Ma négritude n'est ni une tour ni une cathédrale.

Elle plonge dans la chair rouge du sol

Elle plonge dans la chair ardente du ciel

Elle troue l'accablement opaque de sa droite patience.

Eia pour le Katicedrat royal !

Eia pour ceux qui n'ont jamais rien inventé

Pour ceux qui n'ont jamais rien exploré

Pour ceux qui n'ont jamais rien dompté.

Mais ils s'abandonnent, saisis, à l'essence de toute chose

Ignorants des surfaces mais suivis par le mouvement de toute chose

Insoucieux de dompter, mais jouant le jeu du monde véritablement les fils aînés du monde

Poreux à tous les souffles du monde lit sans drain de toutes les eaux du monde

Etincelle du feu sacré du monde Chair de la chair du monde palpitant du mouvement même du monde !

Tiède petit matin de vertus ancestrales.

Sang ! Sang ! Tout notre sang ému par le cœur mâle du soleil

Ceux qui savent la féminité de la lune aux corps d'huile

L'exaltation réconciliée de l'antilope et de l'étoile

Ceux dont la survie chemine en la germination de l'herbe !

Eia parfait cercle du monde et close concordance !

Ecoute ses victoires proditoires trompéter ses défaites

Ecoute aux alibis grandioses son piètre trébuchement

Pitié pour nos vainqueurs omniscients et naïfs !

Eia pour la douleur aux pis de larmes réincarnées

Pour ceux qui n'ont jamais rien exploré

Pour ceux qui n'ont jamais rien dompté.

Eia pour la joie

Eia pour l'amour

Eia pour la douleur aux pis de larmes réincarnées.

 

Aimé CESAIRE, Cahier d'un retour au pavs natal

 

 

Les thèmes que la Négritude : La fraternité (dans la vie et dans la mort), le rapport à la nature, direct et soumis (la Nature est plus que tout), la magie et le rite autour des morts (l’appel des ancêtres, le respect des bafoués, …), l’image maternelle de la Femme qui donne naissance, les cycles de vie et de mort, l’Afrique, les racines, la revendication de la différence, de la couleur et culture noires, … 

Mention de l’autolouange[1] & l’oralité du texte (rythme, structure, sonorités, etc.).

 

 

 

Lecture si encore du temps :

Et moi, et moi, moi qui chantais le poing dur. Il faut savoir jusqu'où je poussai la lâcheté.

Un soir dans un tramway en face de moi, un nègre. C'était un nègre grand comme un pongo qui essayait de se faire tout petit sur un banc de crasseux de tramway ses jambes gigantesques et l'avait laissé, le laissait. Son nez qui semblait une péninsule en dérade et sa négritude même qui se décolorait sous l'action d'une inlassable mégie. Et le mégisser était la Misère. Un gros oreillard subit dont les coups de griffes sur ce visage s'était un ouvrier in fatigable, la Misère, travaillant à quelque cartouche hideux. On voyait très bien comment le pouce industrieux et malveillant avait modelé le front en bosse,  percé le nez de deux tunnels parallèles et inquiétants, allongé la démesure de la lippe, et par un chef-d’œuvre caricatural, raboté, poli, verni la plus minuscule mignonne petite oreille de la création. C'était un nègre dégingandé sans rythme ni mesure. Un nègre dont les yeux roulaient une lassitude sanguinolente. Un nègre sans pudeur et ses orteils ricanaient de façon assez puante au fond de la tanière entre bâillée de ses souliers. La misère, on ne pouvait pas dire, s'était donné un mal fou pour l'achever. 

Elle avait creusé l'orbite, l'avait fardée d'un fard de poussière et de chassie mêlées. Elle avait tendu l'espace vide entre l'accroche- ment solide des mâchoires et les pommettes d'une vielle joue décatie. Elle avait planté dessus les petits pieux luisants d'une barbe de plusieurs jours. Elle avait affolé le cœur, voûté le dos. Et l'ensemble faisait parfaitement un nègre hideux, un nègre grognon, un nègre mélancolique, un nègre affalé, ses mains réunies en prière sur un bâton noueux. Un nègre enseveli dans une vieille veste élimée. Un nègre comique et laid et des femmes derrière moi ricanaient en le regardant. Il était comique et laid, comique et laid pour sûr. J'arborai un grand sourire complice Ma lâcheté retrouvée!

                                     

 Aimé Césaire (Extrait du Cahier d’un retour au pays natal)

 

 

Exemple d’Autolouange :

 

Je m’appelle Marthe-Marie : Marthe, l’active, Marie, la contemplative.

Agnelle-bélière d’un troupeau de montagne, je suis née au printemps, je cours toujours, tout devant.  Au lit des océans, du coeur d’un soleil en fleur, je suis née. D’un coup sec le vent m’a dépliée comme une voile.  Cent mille violons m’ont remplie de musique.  Amérindienne je suis, fille du ciel toujours changeant et de la mer par les yeux.  La terre est ma mère, le soleil, mon père, les rivières, mes soeurs, les fleuves, mes frères.  Africaine à la peau blanche, je retourne aux racines, je marche dans la jungle.  Je trace un sentier à coups de machette. Vêtue d’arc-en-ciel, funambule je marche au-dessus de l’abîme.  Dieu m’a donné son balancier : il empêche ma chute. Gitane je chante et danse autour du feu la nuit. Venez toutes et tous dans ma ronde ! Jusqu’au petit matin, écoutez mon piano. Qu’il vous enchante ! Mon coeur est une fête dans un verger : venez, voyez, respirez, goûtez, les fruits que je vous ai choisis, le miel, le pain, le cidre des jardins...  http://www.reajc.be/pourlebonheur/fr/article.php3?id_article=18

 

 

Médiathèque présente sur place et/ou évoquée :

 

BOOKS :
Terre d’ébène d’Albert Londres

Peaux blanches, masques noirs de W.T. Lhamon Jr.

Dictionnaire de la Négritude de Mongo Beti & Odile Tobner

La rue de Nathan Heard

Fictions de l’étranger (revue) N°6 chez Quasimodo

Les enfants, Deogratias de Stassen (BD)

Un fou noir au pays des blancs de Pie Tshibanda

Pimp, Mama Black Widow de Iceberg Slim

Suave comme l’éternité de Georpe P. Pelecanos

Peaux noires, masques blancs de Frantz Fanon

Magie Noire de Paul Morand

L’aveugle au pistolet de Chester Himes

Le noir de Gérald Georges Lemaire (beau livre)

Le chant de Salomon & Beloved de Toni Morrison

Life Doesn't Frighten Me de Maya Angelou illustré par Jean-Michel Basquiat

Contes d’Awa de Birago Diop

Ethiopiques de Léopold Sedar Senghor

 

CD :
The message de Cymande

Percussions pour la transe de Guem

Collector’s set de Nina Simone

Strange Fruit de Billie Holliday

Le sens d’un combat de George Jackson & Angela Davis

Zombie de Fela Kuti

Best of de Myriam Makeba

 

DVD/films:

Precious tire du livre de Sapphire “Push”

Do the right thing de Spike Lee

The World, the Flesh, and the Devil avec Harry Belafonte

Guess who’s coming for dinner tonight de Glenn Barbe

Ryze de David Lachapelle

Cotton Club

+ http://www.afro-style.com/films.php

affiche
 



[1] N.S. KABUTA : http://www.reajc.be/pourlebonheur/fr/article.php3?id_article=51  Quelques repères concrets :

  L’importance du prénom. Demander à ses parents pourquoi ils ont choisi votre prénom, ce qu’il signifie, son histoire. Il y a le nom qu’on a reçu et celui que l’on se donne : un nom poétique est chargé d’émotion.  Nous sommes tous de très grands héros : l’éloge de soi, c’est faire l’éloge de ceux par qui nous sommes ce que nous sommes : les parents, les frères et soeurs, ceux qui sont partis et ceux qui viendront, les professeurs, les animateurs, les amis... C’est l’occasion de remercier ceux qui nous ont mis au monde (au sens large) et de les faire connaître aux autres. C’est aussi nous mettre en relation avec l’endroit où nous vivons habituellement. Le rythme dans la poésie (éventuellement accompagné de percussion) libère de la peur. Le héros récite son autolouange chaque fois qu’il est en difficulté. Cela lui donne une force hors du commun. Que trouve-t-on dans l’autolouange poétique, outre le rythme ? *des « noms » : ceux qu’on a reçu et ceux que l’on se donne ;

*des « redondances » = répétitions, donner beaucoup d’explications ;  *des images ; *de l’émotion (joie, tristesse, peur, colère) ; *de l’humour ; *création d’une filiation fictive (enfant de... imaginaire) ; *art pas seulement tourné vers le passé mais aussi vers l’avenir ; *de l’histoire et de la géographie.  En faisant sa propre louange, on apprend à faire la louange des autres.

t-famil'"ixoman";mso-ansi-language:FR;mso-fareast-language:FR;mso-bidi-language: AR-SA'>[1] N.S. KABUTA : http://www.reajc.be/pourlebonheur/fr/article.php3?id_article=51  Quelques repères concrets :

 

  L’importance du prénom. Demander à ses parents pourquoi ils ont choisi votre prénom, ce qu’il signifie, son histoire. Il y a le nom qu’on a reçu et celui que l’on se donne : un nom poétique est chargé d’émotion.  Nous sommes tous de très grands héros : l’éloge de soi, c’est faire l’éloge de ceux par qui nous sommes ce que nous sommes : les parents, les frères et soeurs, ceux qui sont partis et ceux qui viendront, les professeurs, les animateurs, les amis... C’est l’occasion de remercier ceux qui nous ont mis au monde (au sens large) et de les faire connaître aux autres. C’est aussi nous mettre en relation avec l’endroit où nous vivons habituellement. Le rythme dans la poésie (éventuellement accompagné de percussion) libère de la peur. Le héros récite son autolouange chaque fois qu’il est en difficulté. Cela lui donne une force hors du commun. Que trouve-t-on dans l’autolouange poétique, outre le rythme ? *des « noms » : ceux qu’on a reçu et ceux que l’on se donne ;

*des « redondances » = répétitions, donner beaucoup d’explications ;  *des images ; *de l’émotion (joie, tristesse, peur, colère) ; *de l’humour ; *création d’une filiation fictive (enfant de... imaginaire) ; *art pas seulement tourné vers le passé mais aussi vers l’avenir ; *de l’histoire et de la géographie.  En faisant sa propre louange, on apprend à faire la louange des autres.

l1o xenfant de... imaginaire) ; *art pas seulement tourné vers le passé mais aussi vers l’avenir ; *de l’histoire et de la géographie.  En faisant sa propre louange, on apprend à faire la louange des autres.

 

 

 

 

 

14:57 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

05/03/2010

Atelier noctambule: Tournée des bars - date reportée au 30 avril 2010

doisneau_coco
Chers gens bons, 

concernant l'atelier noctambule Tournée des Bars, voici que sa date du 19 mars ne convient plus (diverses bonnes raisons tues mais véritables),
donc, 
cette nuit s'écrira du 
vendredi 30 avril au samedi 1er mai, ce qui nous plait.


Ecrire dans les bars. Déjà fait? 
Refaisons le. Ensemble.
La Nuit. Une nuit. Tout est permis. Boire ou pas. Manger des cacahuètes rassies ou pas. Lire. Ecrire. Décrire. Ne pas dormir (ou pas.). Sentir des lieux de la vie Bruxelloise. Enchaîner des histoires à la barre de zinc. Volutes chaudes. Vingt couchers de soleil. Personnages nyctalopes. Animaux sauvages. Verres double vue. Trottoirs miroirs. Musiques des corps pétris. 
6h d'écriture entre les rendez-vous de ceux qui se lèvent tard. Comme une journée à l'envers. 
Entre petits cafés, petits trains, petits derniers verres.
Et, au matin?
Ce serait alors comme une nouvelle aube (rien que ça!). 

Max. 6 participants - liste d'attente ouverte (car récidive souhaitée en juillet).
PAF: 40€ (tarif de nuit)
Boissons non comprises. 
Tournée des bars de Bruxelles et autres lieux d'inspiration. 
Horaires: 22:30 à 6:02 ou premiers trains. 
Confirmation sur miladyrenoir@yahoo.co.uk 

(illustration de Doisneau)

14:37 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/02/2010: Atelier Silence! Notes, Images, Références,...

Voici quelques notes, images et détails autour de l'écriture du silence telle que nous l'avons abordée ce samedi 27 février 2010.
Illustrations in situ réalisées par Thomas Burion 
http://thomasburion.unblog.fr/.


(cliquer sur les images pour les voir en grand)

15 feb - 5 mar 2010 083


Bienvenue dans le silence:






Silence Absence Murmure  Abstraction   Vertige  Ivresse     Calme  Horizon         Minimal      Animal      Vibration       Soupçon       Clignotement  Trou     Diastole       Systole            Zéro   Blanc    Ciel     Profondeur      Creux     Suspense         Immobile.        Huile       Voile              Glissade     Chute        Folie       Prison     Mime   Douceur      Abréviation     Deuil   Coupure   Censure     Soustraction    Pudeur  Sommeil     Fin       brume     Connaissance  Ombre   Quiproquo    Eros     Thanatos         dissimulation  Non-dit      Canicule   Embryon   Amertume       Sourire     Accident     Egoïsme      Départ        Ange      Prozac    Enfermement  Île       Sommet         Aveugle Labyrinthe       Non            Oui      Clair/Obscur Ténèbres         Double    Passé       Futur        Liberté           Décadence    Scories     Couverture      Coulisse         Farine     Plume       Plomb     Sacré         Nef    Bonheur          Sang        Litanie      crachin  Lèvres             Docilité   Endommagé    Terminal           Sibyllin    Camouflage     Masque           Complexe   Tabou       Soie   Bulles   Vieillesse   Dieu     Rêve   Fiction    Mirage  Plagiat             Fatras Hasard     Coma       Amnésie    Lacune      Paralysie          Hanté       Sanctuaire       Paresse      Faute      Didascalie Introspection   Énigme  Ombre  Victime   Secret    Chut


PUIS...

 

Répondez en un ou plusieurs mots aux questions suivantes, sur votre cahier, feuille ou sur un mur à la craie.

15 feb - 5 mar 2010 109



15 feb - 5 mar 2010 066











Ø      Quelle est la couleur de l’absence ?


15 feb - 5 mar 2010 095











Ø      Qu’est ce qu’un son immobile ?


15 feb - 5 mar 2010 098






Ø      Quelle est la vitesse du silence ?

15 feb - 5 mar 2010 100






Ø      Quel est le mot le plus flou que vous préférez ?

15 feb - 5 mar 2010 108










Ø      Quel est votre meilleur souvenir d’extase silencieuse ?

15 feb - 5 mar 2010 105









15 feb - 5 mar 2010 092 bis

L’œuvre n'est qu'un accident de surface, l'expression éphémère et dérisoire de quelque chose de beaucoup plus important, qui bouleverse.

&

Méfiez-vous, le silence se rafraichit volontiers de paroles bouillantes

 

Paul Nougé [1], belge


 silence on écrit small


Notre corps sans intervention du monde devient le haut-parleur de nos propres sons. Le silence nous plonge dans un état de conscience susceptible de nous faire découvrir une forme d’hyper présence[1], d’hypersensibilité, d’hyperdensité de notre propre corps. [2]






[1] http://www.textyles.be/textyles/pdf/8/8-Biron.pdf

15 feb - 5 mar 2010 058 small


Lecture de L’ombre de Hans Christian Andersen: A lire sur http://miladyrenoir.skynetblogs.be/post/7538173/lombre--andersen-cadeau

15 feb - 5 mar 2010 060 small










Bibliographie /Filmographie / Inspirations:

  • George Perec dans W ou le souvenir d'enfance paru en 1975
  • Richard Morgiève
  • Unica Zürn
  • Haïkus
  • OuLiPo
  • Liponimie, Lipogramme, …
  • Cut-up / Burroughs
  • Cronia Mental / Apollinaire/ Alfred de Musset

      De «  poète, prends ton luth, et me donnes un baiser » à  « luth, zut ! »

  • Hemingway : « For sale: baby shoes, never worn ».
  • Jim Harrison
  • Valère Novarina dans le drame de la vie
  • Ça n’arrive qu’aux autres de Nadine Trintignant
  • Rubber Johnny de Chris Cunnigham
  • Archangel de Guy Maddin
  • Le tombeau des lucioles de Isao Takahata
  • Une femme sous influence de Cassavetes
  • Blacklight du label Ombres
  • Trilogie des Qatsi de Geoffrey Reggio
  • Lost in translation de Sophia Coppola
  • Miserere de Gorecki
  • Requiem de Fauré
    15 feb - 5 mar 2010 076 small














  • L'une des œuvres les plus célèbres de John Cage (1912-1992) est probablement 4′33″, un morceau où un(e) interprète ne joue pas pendant quatre minutes et 33 secondes. Composée en trois mouvements devant cependant être indiqués en cours de jeu, l'œuvre a été crée par le pianiste David Tudor. L'objectif de cette pièce est de permettre l'écoute des bruits environnants dans une situation de concert. Cette expérimentation découle de l'importance qu'accordait John Cage à la pensée de Henry David Thoreau. Ce dernier relate dans son « Journal » qu'il est plus intéressant d'écouter les sons de la nature, le son des animaux et le glissement furtif des objets animés par les éléments naturels par le vent que la musique préméditée par l'intention d'un compositeur. 14′33″ découle aussi de l'expérience que Cage réalise dans une chambre anéchoïque dans laquelle il s'aperçut que "le silence n'existait pas car deux sons persistent" : les battements de son cœur et le son aigu de son système nerveux." Comme le dit Yōko Ono, John Cage « considérait que le silence devenait une véritable musique ». À partir de cette période, toutes les compositions de Cage seront conçues comme des musiques destinés à accueillir n'importe quel son qui arrive de manière imprévue dans la composition. Cage prétendait que l'une des composantes les plus intéressantes en art était en fait ce facteur d'imprévisibilité où des éléments extérieurs s'intégraient à l'œuvre de manière accidentelle.2 Il considérait la plupart des musiques de ses contemporains «trop bonnes car elles n'acceptent pas le chaos».3 À partir de cette époque, il compose des musiques uniquement fondées sur le principe d'indétermination en utilisant la différentes méthodes de tirage aléatoire dont le Yi-king. Le mot « aléatoire » doit s'entendre chez John Cage, en anglais, comme chance et non pas random : http://www.ubu.com/film/cage_kirk.html &  http://www.ubu.com/film/cage_masters.html
    15 feb - 5 mar 2010 094












  • La Zone du Silence en espagnol la Zona del Silencio est une zone désertique située au nord du Mexique au Bolsón de Mapimí, plus précisément au point de confluence des limites territoriales des états de Chihuahua, Durango et Coahuila. Elle a été remarquée la première fois dans les années 30 par Francisco Sarabia, un pilote mexicain qui a prétendu que sa radio s'était arrêtée mystérieusement de fonctionner lorsqu'il l'avait survolée. Par la suite, d'autres personnes auraient signalé une disparition des signaux radio et des "pannes de boussole" lors de la visite du secteur, qui attirerait de plus les météorites et susciterait divers problèmes mentaux chez les visiteurs. Aucune preuve n'a jamais été présentée à l'appui de ces prétentions. (aussi Triangle des Bermudes)
  • Le rêve de ne pas parler de Jacques Sojcher
  • Les voix du monde, une anthologie des expressions vocales par le chant du monde/CNRS
  • Dictionnaire des mots rares & précieux
  • Exercices de style de Raymond Queneau
  • Kaddish de Allen Ginsberg
  • Coma de Pierre Guyotat
  • Le cœur sacré, un atlas chirurgical du corps humain de Max Aguilera-Hellweg
  • Ecrire, pourquoi aux Editions Argol
  • Eloge de la Folie de Erasme
  • L’autre face de Pierre Bourgeade & marie L.
  • Du néant de la vie de Arthur Schopenhauer
  • Eloge de la fuite de Henri Laborit
  • Antonin Artaud à Ville-Evrard de Alice Becker-Ho & Gérard Rondeau
  • Dictionnaire des symboles de Seghers
  • Pan de Christophe Tarkos
  • Tandis que j’agonise de William Faulkner
  • Pubères, putains de Jean-Pierre Verheggen
  • Le grand cahier de Agota Kristof
  • Contre le culte du livre de mao Tse-Toung
  • Dogra Magra de Yumeno Kyûsaku
  • Un léger décalage de Sempé
  • Catalogue d’objets introuvales de Carelman
  • Ecce homo de Nietzsche
  • Le degré zéro de l’écriture de Roland Barthes
  • La vie dans les plis de Henri Michaux
  • Le château de Cène de Bernard Noël
  • Le dormeur de Lewis Trondheim
  • Là où vont nos pères de Shaun Taun
  • L’objet perdu, catalogue collectif
  • Le silence comme rencontre, le lire: http://remue.net/spip.php?article2766

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[1] Cf. La chambre à orgones de Wilhem Reich : http://acorgone.free.fr/BioReich.html

[2] Cf. La chambre anéchoique de Ann Veronica Janssens au Wiel’s Museum de Bruxelles en 2009.


Merci encore pour vos hésitations, assistance, insistances, écrits, mots, confiance. Remerciements plats et montagneux au Gsara et au Collectif Anonymes www.anonymes.be
(n'hésitez d'ailleurs pas à aller raconter une histoire éphémère sous la mouche micro d'anonymes: 
http://www.anonymes.be/spip/spip.php?rubrique151)


 




 

12:55 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

06/01/2010

« Mon Personnage, ce héros ! » - Cycle d’ateliers d’écritures créatives autour de la création de personnage(s).

Michael Sowa Dramuscules
« Mon Personnage, ce héros ! » -
Cycle d’ateliers d’écritures créatives autour de la création de personnage(s). 

Comment faire naître son personnage fétiche?
Le sculpter de la boue à la chair?
Du sang à l'encre?
Sera-t-il Je? Aura-t-il de l'esprit?
Sera-t-elle belle? Sera-t-elle effacée ou terriblement présente?
Est-ce qu'il tuera sa mère? Meurt-il à la fin?
L'invitation à écrire autour d'un personnage (ou plusieurs) nous fera plonger dans des personnages de romans mais aussi dans des icônes d'oeuvres d'arts plastiques, cinématographiques.

Nous rencontrerons certains de ces personnages qui font loi, nous parlerons de ceux qui donnent le change et (d)écrirons les nôtres, sans complexe, ni scrupule.
Chaque participant peut venir gonfler un projet en chantier ou concrétiser une idée d'histoire, longue ou courte mais les retours sont faits uniquement sur les textes écrits pendant les ateliers.
Un accompagnement en dehors de l'atelier est possible, sous réserve et sous conditions.
La participation au cycle complet est recommandée même si chaque atelier sera indépendant d'un autre.
Aucune connaissance des auteurs abordés n'est nécessaire.

Attention, les mots  Extradiégétique/Intradiégétique/Hétérodiégétique/Homodiégétique ne seront pas mentionnés pendant les ateliers.

Dates : 5 mercredis soirs - avril > juin 10 :

28 avril, 12 et 26 mai, 9 et 23 juin de 18h45 à 21h30.
Groupe : 8 participants (de 15 à 115 ans)
Prix : 130 euros (90 euros demandeurs d’emploi)
Inscription obligatoire : au 0494/58 13 04 et
miladyrenoir@yahoo.co.uk

12:17 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Atelier Noctambule - 19/03/2010 - 22h - 6h00 (du matin, si, si!)

doisneau_coco

Ecrire dans les bars. Déjà fait?
refaisons le.
La Nuit.
Une nuit.
Tout est permis.
boire ou pas.
manger des cacahuètes ou pas.
Lire.
Ecrire.
Décrire.
Ne pas dormir (ou pas.)

des lieux de la vie Bruxelloise s'enchaînent au rythme des histoires, les personnages jaillissent et les volutes nous emmèneront jusqu'à l'aube, à l'heure d'un petit train ou d'un petit café, qui sait?

et ce sera alors le printemps.

°_°_°_°_°_°_°_°_°_°
Max. 6 participants.
PAF: 35€
Boissons non comprises.
Tournée des bars de Bruxelles.
Horaires: 22:30 à 6:02.
Confirmation sur
miladyrenoir@yahoo.co.uk

(photo de Doisneau)

12:09 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Atelier Silence! - 27/02/2010 - 9h - 18h

chiharu shiota shiseido09
Ecrire le silence?
Ecrire dans le silence?
(...)

cet atelier se composera de deux parties:

Matin: une expérience, un scénario, une aventure, une invitation sensorielle...
&
Après-midi: une plateforme d'échange et de travail sur les possibles techniques d'écrire le silence en littérature.
Des auteurs seront abordés mais surtout les participants seront amenés à aborder leur propre piste de mise en écriture du silence.

les horaires, le lieu et la dynamique du groupe instaurés par l'animatrice seront des jalons physiques et symboliques de cette expérience.

Si vous désirez participer, enviyez un mail à
miladyrenoir@yahoo.co.ukCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
A partir de 5 participants, la date sera confirmée

Prix: 45€
le nombre de participants sera 8 maximum.
votre pique nique sera le bienvenue.

12:05 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/10/2009

Cycle "Mon personnage, ce héros" - PassaPorta 2010

LOGO at 3B 220909Atelier pré-textes & sous-titres : « Mon Personnage, ce héros ! »

Cycle d’ateliers d’écritures créatives autour de la création de personnage(s).

Comment faire naître son personnage fétiche? Le sculpter de la boue à la chair?
Du sang à l'encre?
Sera-t-il Je? Aura-t-il de l'esprit? Sera-t-elle belle? Sera-t-elle effacée ou terriblement présente?
Est-ce qu'il tuera sa mère? Meurt-il à la fin?
L'invitation à écrire autour d'un personnage (ou plusieurs) nous fera plonger dans des personnages de romans mais aussi dans des icônes d'oeuvres d'arts plastiques, cinématographiques.

Nous rencontrerons certains de ces personnages qui font loi, nous parlerons de ceux qui donnent le change et (d)écrirons les nôtres, sans complexe, ni scrupule.
Chaque participant peut venir gonfler un projet en chantier ou concrétiser une idée d'histoire, longue ou courte mais les retours sont faits uniquement sur les textes écrits pendant les ateliers.
Un accompagnement en dehors de l'atelier est possible, sous réserve et sous conditions.
La participation au cycle complet est recommandée même si chaque atelier sera indépendant d'un autre.
Aucune connaissance des auteurs abordés n'est nécessaire.

Attention, les mots  Extradiégétique/Intradiégétique/Hétérodiégétique/Homodiégétique ne seront pas mentionnés pendant les ateliers.

Dates : 5 mercredis soirs - avril > juin 10 :

28 avril, 12 et 26 mai, 9 et 23 juin de 18h45 à 21h30.
Groupe : 8 participants (de 15 à 115 ans)
Prix : 130 euros (90 euros demandeurs d’emploi)
Inscription obligatoire : au 0494/58 13 04 et
miladyrenoir@yahoo.co.uk

23:32 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Atelier Les indélébiles - espace aux auteurs

L'atelier Les Indélébiles a reçu la bénédiction du soleil, le choix des mots et le choc des photos, en bref.

Je ne publierai pas les propositions d'écriture ni le déroulement de la journée bien remplie mais je crée un espace pour que les textes récrits ou bruts des participants puissent être publiés en commentaires ici.

Je remercie les intervenants et les partenaires, soit
La Boucherie Moderne (Kostek, Jeff, ...)
Le Chaff (Aymeric et son staff)
Les Archives de Bruxelles (Thérèse Symons, Francine, ...)
Le Cabinet de l'Echevin de la culture de la ville de Bruxelles (Hamza Fassi-Fihri)
Patricia Mignone, artiste peintre
Dominique Maes, illustrateur/éditeur

et les participants de cette journée, confirmés, infirmés, last minute.

ici, les photos de l'atelier. (cliquez pour agrandir)les marolles au matin







jacqueline 2 Thomas 2







Ludivine 2Anne 2






Vic 2






Jacqueline 3












anne 3












Vic 3












Nas 1












ludivine 3












ludivine 4







anne 4












jacqueline 4







nas & vic












les indélébiles 27 sept 09












les indélébiles II 27 sept 09

22:42 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

24/09/2009

Last minute offer: une place à l'atelier Les Indélébiles

LOGO at 3B 220909Suite à l'annulation d'un des participants à l'atelier de ce dimanche 27, une place est libérée, tenté(e)?

Offre de dernière minute: 50€ (repas compris) plutôt que 65€, exceptionnellement pour ce "dernier" participant.

Faites passer!

Milady
miladyrenoir@yahoo.co.uk
http://atelier-milady.skynetblogs.be/

descriptif:

vous avez une page du Prophète de Gibran au dessus de votre lit? Un haïku calligraphié dans vos toilettes? Un Tropique du Capricorne sous cloche? Un «Martine à la plage» enrobé de papier de soie? Un Assommoir dans la poche? La Bible est votre roman de gare? bref, un texte phare dans lequel il y a des morceaux déclics, des pages claques, des premiers amours, des tours de manège, des sortilèges, ...
Apportez cet écrit le dimanche 27 septembre 2009, allons ensemble au bout de nos obsessions en jouant avec ces Fleurs du Mal.
Pré-Consigne: merci de m’aviser du livre choisi (ou tout autre support), voire de m’envoyer un extrait préféré avant.

En bref et mystérieux, intervention de Dominique Maes (http://www.dominiquemaes.net), Patricia Mignone http://lumiereincidente.skynetblogs, et écriture dans deux lieux indélébiles (studio de tatouage La Boucherie Moderne et Les Archives de Bruxelles dans le plus vieux quartier de Bruxelles, les Marolles).

 

Détails pratiques:
Horaires: 9h15 - 18h30
(Rendez-vous à 9h00 devant l’Eglise Notredame Immaculée, Place du Jeu de Balle
Participants: max. 8 - min. 5
Participation: 65€, repas compris.
Confirmation obligatoire sur
miladyrenoir@yahoo.co.uk
Information: 0494 58 13 04 &
http://atelier-milady.skynetblogs.be/

Ecrire pour toujours, les Indélébiles à côté de soi, sans doute, ni scrupule

11:43 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/09/2009

Atelier d’écriture « rituel de création » - Stage de Buto – Août 2009

animal richard cayreAtelier d’écriture « rituel de création » - Stage de Buto – Août 2009


L’entrée en écriture, en peinture, en danse, en création requiert ce moment
intense, imperceptible et anima[1]l
qui rend compte d’une envie, d’un état, d’un témoignage, ….
Beaucoup d’auteurs (Milan Kundera "Le rideau", Stephen King "Ecrire", Thomas Bernhard « la cave », Paul Nizon, Mireille Cifali « Ecrire l’expérience », Henry Bauchau "l'écriture à l'écoute", Samuel Beckett, Marguerite Duras, Michel Léris "fragments", Natalie Sarraute, Virginia Woolf "l’écrivain et la vie", …) citent leur entrée en écriture comme un « ça » et tous ont questionné dans leur pratique « d’où ça leur vient ».


Les réponses sont aussi multiples que d’auteurs mais tous reconnaissent qu’on entre en création par le bout du doigt, du pied, du nez, de la langue… que tout le corps envoie un signe à l’outil. Spécifiquement, en écriture, on entre avec le corps, le ça prend le dessus.


Ensuite, le regard sur l’acte a des jalons (re)connus : un objectif, un but, une envie, un espoir. Chacun pioche dans son vécu, sa réflexion, son idéal, ses rituels, etc.
L’objectif de l’atelier est de raconter son entrée en art, en création et d’observer à travers le langage écrit ce ça qui vient et ce ça qu’on apprend à connaître.

À partir de 3 pistes, l’atelier va tenter de nous faire déceler le genre d’auteur/créateur/artiste que nous sommes, que nous devenons, que nous souhaitons devenir. (c’est à peine inspiré… ;-)

 

Première piste : espace (territoire/contenant)

Dans quel lieu créez-vous ?


Décrivez ce lieu imaginaire et/ou réel et/ou hybride, prenez le temps d’évaluer l’espace en usant les sens d’observation (ceux qui vous sont les plus proches): les odeurs, les couleurs, les structures, les dimensions, les entrées, les sorties, … restez dans la notion d’espace, de lieu, pas de contenu/histoire.

Au niveau du style, le choix est libre : énumération/liste, nomenclature/tableau, fragments, visite, …

15 min d’écriture – 3 min de relecture – pas de lecture commune, juste quelques bribes choisies et volontaires.

 

Seconde piste : références – (vécu/contenu)

Que genre de bibliothèque portez-vous ?

La bibliothèque au sens d’archives, de références. Vos ressources peuvent être des livres, des auteurs, des concepts, des films, des œuvres d’art, des morceaux de monde, …
Encore une fois, le style est libre, à libérer. Vous pouvez être quelqu’un qui se déplace dans cette bibliothèque, vous pouvez être cette bibliothèque (narrateur abstrait, multiple), ou juste un observateur (liste, énumération, …)

15 min d’écriture – 3 min de relecture – pas de lecture commune, juste quelques bribes choisies. Vous pouvez mélanger la réalité (vous auteur) et la fiction (vous narrateur). Le temps d’écriture étant limité, ne partez pas dans la narration à tout prix, et la longueur des textes n’a pas d’importance.

 

Troisième piste : personnage – épicentre (individu/danseur/créateur).

Quel genre de personnage idéal (dans le sens rêvé, imaginé mais pas idéal au niveau moral, le personnage idéal peut être un être odieux, délétère, …) - et le terme « personnage » ne sous-entend pas nécessairement une personne - vous inspire le plus ?

Ecrivez, décrivez, jouez, personnifiez ce personnage … Ici, c’est un monologue intérieur donc, pas de description distanciée (genre, il regarde le ciel ou écrire « je regarde le ciel » pour dire pas pour décrire un acte, je regarde le ciel devient une pensée ou il fait beau), le JE que vous employez est un JE omniscient, qui par exemple, se dit tout, qui s’observe, qui se parle, qui parle aux autres mais aucun dialogue n’est rapporté, etc. . Dans le monologue intérieur, tout est permis, les hésitations, les répétitions, le bon, le mal, les dénis, les non-dits, votre personnage a sa vérité comme langue.

Prenez appui sur vos deux premiers « textes », mais sans les citer. Les avoir écrits vous a permis de placer un contenant (espace) et un contenu (ressources), à vous de placer votre héros dans son milieu, lequel peut être hostile ou miel.

 

30 min d’écriture. Lecture collégiale à voix haute. Retours possibles basés sur la bienveillance et le respect de l’auteur.

 

Contenant – contenu – création= 3 axes d’un JE auteur.

 



[1] Cf. Gilles Deleuze in 1000 plateaux.

Cf: http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%87a_(psychanalyse)

14:14 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

L'atelier d'écriture de Marie-Eve Palin

mep
 
L'aventure: chantier d'écriture du 6 au 9 avril 2010.

            "L'écriture est affaire de manipulation et d'expérimentation".

                                                       O. et M. Neumayer

Le thème de l'aventure transporte des motifs puissants: l'exil, l'inconnu, le rêve, la rupture…. Il est  vibrant de mots, d'images qui, tels des sésames, ouvrent les portes de l'ailleurs.

Durant ces quatre journées, nous nous saisirons de quelques unes de ces composantes pour, par l'écriture, questionner, penser, explorer, imaginer, créer à partir de supports variés. Ecrire se fera dans l'esprit de l'écriture partagée, nous explorerons genres et formes en compagnie des auteurs qui ne manqueront de croiser notre route.

 

Prix: 180 euros

Lieu: Bibliothèque communale Sésame

          Boulevard Lambermont 200

          1030 Bruxelles

        

                    Cycle d’ateliers d’écriture autobiographique.

                           2009 - 2010

L’écriture autobiographique pose la question de l’écriture de l’expérience. Comment rendre compte d’un vécu par l’écrit ? Comment opérer la transmutation de l’inconsistant au signe ?

Quels choix ?

Quelle liberté ?

Chacun, par la mise en œuvre de son projet d’écriture proposera des réponses, suscitera des questions, en éveillera de nouvelles chez les autres.

 Le travail individuel sera invité à faire résonance dans un ensemble ; la présence d’un animateur, l’écoute active d’un groupe, l’apport de textes littéraires en seront les soutiens.

 

Dates : Le mercredi de 19h à 21h tous les quinze jours:

            les 14 et 28/10/09, le 25/11/09, le 9/12/09, les 13 et 27/01/2010,

            le 10/02/2010, les 3, 17 et 31/03/2010.

Prix: 130 euros

Lieu : « Passa Porta »

          Rue A. Dansaert 46

          1000 Bruxelles.

Renseignements et inscription :

           02/242 65 38

           Marie-Eve Palin a été formée en animation d’ateliers d’écriture par Eva Kavian.

           Elle anime des ateliers d’écriture  depuis  huit ans pour des

           publics variés.

 

 

 

13:50 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/07/2009

6 ans déjà...

gateau

6 ans que l'aventure de l'Atelier Milady, devenu pré-textes & sous-titres, a débuté.
merci à ceux qui sont passés, ceux qui passent, ceux qui passeront.

Continuons à lire, écrire, chercher, partager, viser, assmbler...

Au prochain!

00:04 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/06/2009

Soutien à Lever l'Encre

lever l'encreLever l’Encre vous propose ses ateliers d’écriture sur www.leverlencre.eu

Ne laissez plus vos mots en fond de cale, invitez-les sur le pont à la recherche de nouveaux horizons.
Osez le voyage de la lecture et de l’écriture et venez partager ce plaisir.
Ensemble, nous découvrirons des terres inconnues. 

Isabelle Moran
Lever l’Encre
06.31.97.16.13
www.leverlencre.eu

21:34 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/06/2009

La fête des ateliers à la Librairie PassaPorta le 22 juin

Présentation: Fête des ateliers

Lundi 22 juin 2009 à 19h

Pour terminer en beauté la saison des ateliers, découverte de la programmation des stages d'été et du 3ème numéro de la revue "Parenthèse". Le tout, autour d'un verre...
&
PassaPorta
Rue Antoine Dansaert 46
B-1000 Bruxelles

23:35 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Soutien logistique, physique et autres jolies choses au projet Anonymes

site coverhttp://anonymes.be/

23:28 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/05/2009

Atelier "Les Indélébiles" - dimanche 27 septembre

 

fly ems A5Vous avez une page du Prophète de Gibran au dessus de votre lit? Un haïku calligraphié dans vos toilettes? Un Tropique du Capricorne sous cloche? Un «Martine à la plage» enrobé de papier de soie? Un Assommoir dans la poche? La Bible est votre roman de gare? bref, un texte phare dans lequel il y a des morceaux déclics, des pages claques, des premiers amours, des tours de manège, des sortilèges, ...

Apportez cet écrit le dimanche 27 septembre 2009, allons ensemble au bout de nos obsessions en jouant avec ces Fleurs du Mal.

Pré-Consigne: merci de m’aviser du livre choisi (ou tout autre support), voire de m’envoyer un extrait préféré avant mi-septembre.

En bref et mystérieux, intervention de Dominique Maes (http://www.dominiquemaes.net), Patricia Mignone http://lumiereincidente.skynetblogs, et écriture dans deux lieux indélébiles (studio de tatouage La Boucherie Moderne et Les Archives de Bruxelles dans le plus vieux quartier de Bruxelles, les Marolles).

Détails pratiques:
Horaires: 9h15 - 18h30
(Rendez-vous à 9h00 devant l’Eglise Notredame Immaculée, Place du Jeu de Balle
Participants: max. 8 - min. 5
Participation: 65€, repas compris.
Confirmation obligatoire sur
miladyrenoir@yahoo.co.uk
Information: 0494 58 13 04 &
http://atelier-milady.skynetblogs.be/

Ecrire pour toujours, les Indélébiles à côté de soi, sans doute, ni scrupule.

19:56 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Annonce d'un stage d'écriture pour les 10-14 ans du lundi 3 au vendredi 7 août à Mont-sur-Marchienne - animation par Ariane Payen

Annonce amie:

Le choc des mots
Le poidS deS photoS

Atelier d'écriture ludique sur le thème de l'image
Pour les 10 – 14 ans
Du lundi 3 au vendredi 7 août 2009
De 9h30 à 16h30
Rue de Marchienne 33
6032 Mont-sur-Marchienne

 

Prendre du plaisir à écrire

Constituer son propre recueil de textes en alternant des temps d'écriture et des activités créatives, récréatives et culturelles (visite du musée de la photo)

Animation et renseignements:
ariane.payen@skynet.be
Ariane Payen 0494/43 98 40
Participation: 100 €

19:19 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Annonce de report de l'atelier "Symboliques & Lieux Mythiques

symboles_maconniques[2]L'Atelier Conférence « Symboliques et lieux mythiques » du samedi 23 mai 2009 est reporté à une date ultérieure,encore à confirmer car c'est l'agenda de la salle de lecture de l'hôtel de ville qui prévaut sur le nôtre.

Si vous êtes intéressé par cet atelier, envoyez tout de même un mail mentionant votre envie et nous tenterons d'allier agenda officiel et possibles.

à bientôt, dans un lieu mythique ou moins.

Milady
&
Nathanaëlle

18:53 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/05/2009

Atelier Conférence « Symboliques et lieux mythiques » - samedi 23 mai 2009

entrée hotel de ville bxlAtelier Conférence « Symboliques et lieux mythiques » - samedi 23 mai 2009

 Quand un atelier d’écriture littéraire itinérant rencontre une promenade conférence ésotérique, l’histoire se déroule déjà dans nos esprits. « Ça » va apprendre, découvrir, écrire, parler, chercher à comprendre et « ça » va ouvrir des portes, physiques et psychiques.
Comment « ça » a apparu ?

Nathanaëlle Blanpain est  guide- conférencière, artiste, voyageuse, étudiante, curieuse, alchimiste, …
Elle propose depuis quelques années une visite du Parc Royal et de la Grand’ Place, dotée d’un regard ésotérique et symbolique. Les lieux communs deviennent des espaces d’histoire et de réflexion, on y découvre les strates d’une Cité, d’une aventure humaine, de l’esprit fondateur de Bruxelles et  de ses  symboles.

Milady Renoir est animatrice d’atelier d’écriture depuis 2003, écrivain, organisatrice d’événements culturels, frondeuse, ogresse, mère aux foyers, …
Elle propose des thématiques autour d’auteurs, d’œuvres littéraires et plastiques comme des pistes de décollage en écriture. Ses ateliers se déplacent, de librairies en cellier de bar à bières, de la Maison Cauchie au Cinéma Arenberg, du café Le Greenwich aux Ateliers Mommen. Les participants prennent des risques, l’animatrice les apprivoise, et l’écriture jaillit. Elle a aussi publié des recueils de poésie et écrit un roman fleuve.

Toutes deux passionnées des symboliques, en architecture, dans la ville, dans des personnages fictifs ou historiques, dans notre société, elles se rencontrent lors d’une promenade en 2006 et ne cessent, depuis, de marcher côte à côte.

Comment « ça » marche ?

La journée du 23 mai (un samedi) sera le temps d’une aventure partagée entre vagabonds célestes et autres curieux des symboles.

Le matin, les participants promeneurs lecteurs découvrent avec Nathanaëlle les entrelacements entre le processus alchimique et l’histoire de la Grand’ Place, imprégnée de symboles. (9h45 – 12h45)
Un déjeuner entre les pavés ouvre l’appétit. (13h-13h45)
Un après-midi de passage à l’acte, de mise en marche des histoires appréhendées le matin. Des personnages emblématiques, des symboliques universelles ou personnelles, des lieux mythiques, tous, des jalons d’une écriture créative dans la salle de lecture de l’Hôtel de Ville.
L’alchimie s’opère, une création naît. (14h – 17h30)
Une journée comme une bulle d’air dans un quotidien pollué, comme un retour à certaines sources (l’Histoire, les symboles, les mythes, …) et un espace de création au centre de la Ville, ce « merveilleux théâtre ».

Données pratiques :

Date : Samedi 23 mai 2009
Horaires : de 9h30 à 17h30
Lieu de RDV : 9h15-30 devant l’Hôtel de Ville, Grand’Place – porche principal
Réservation obligatoire :
miladyrenoir@yahoo.co.uk / 0494 58 13 04
Prix : 70€ (pique nique non compris) (40d’arrhes à verser avant le 19 mai sur 210 0207 835 16)
Lieux de visite virtuelle :
http://www.natanael.be/ & http://atelier-milady.skynetblogs.be/

12:14 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook |