02/03/2008

Atelier Au Bord Elles - Chloé Delaume, Joyce Mansour, Violette Leduc, 3 érotisantes - Note d'intention de l'atelier

Ci-dessous, vous trouverez 3 consignes d'écriture autour de 3 femmes inédites:

 J’ai choisi 3 auteurEs « érotisantes », le mot érotisme est ici utilisé délibérément à escient erroné (puisqu’il n’y a pas dans la démarche des 3 auteurs dont je vais vous parler, de pure intention érotique) mais elles représentent chacune une ouverture sur un monde dissolu, déstructuré, libéré.
Leurs écritures ont stimulé, chez moi et chez d’autres, des centres nerveux dont dépend (entre autres) l’impulsion sexuelle (la plus radicalement vitale).
Leur écriture, leur savoir, leur érudition aussi, leur expérience et leurs philosophies (l'exutoire à tout prix) mènent à un dépassement de soi, d’elles.
Elles sont le triumvirat (trio d’influence) d’une écriture transcendée, captivante (voire ensorceleuse) et terriblement rageuse.
 Trois têtes d’un cerbère femelle aléatoire, changeant, anti-rides.

Violette Leduc et son caractère délétère, désespéré, presque méchant, si assidu. Laide et désaimée, elle sera le bourreau de sa dame de compagnie, l'amie atypique de Simone de Beauvoir et une amoureuse sans amour.
Chloé Delaume et son idéal politique, sa nécessité d’écriture et sa virulence utile. Jeune révoltée, adoptant ses névroses et ses combats idéologiques comme autant de pistes d'écriture. Elle trouve sa place dans la société en s'informant, en décryptant, en se mettant en scène face à la multitude. Chloé est un pseudo qui s'expose.
Joyce Mansour et sa liberté de création, ses influences psychanalytiques, magiques et sa virtuosité faussement naïve. Elle est une magicienne, une psychanalysée, une curieuse, une joueuse, femme au milieu d'hommes (les Surréalistes), elle combat par l'amour et l'humour, se joue des conventions et écrit comme un fleuve. Chacune a développé un ère-autisme sacré, issu de leurs vies souvent outragées, de leurs ego bafoué. 

J’aurais pu vous inviter dans d’autres sphères féminines, d’autres paraboles (Virginie Despentes, Claire Castillon, Colette, Valérie Solanas, Sophie Calle…), même visiter les dimensions de ces hommes qui parlent tellement bien des femmes (sic), Marcel Moreau pour citer le plus flamboyant mais ces 3 femmes, issues de générations différentes, interrogent leurs obsessions, leurs dérives, leurs pratiques amoureuses, leurs visions du monde.Dans un cadre ludique, l'atelier se plonge dans leurs œuvres, parfois étrangement liées à leurs biographies.
Des femmes de caractère, aurait-on dit au XVIIIe siècle.

17:24 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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