15/12/2008

Consignes de l'atelier Pop, Road & Beat - Cosmogonismes


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Cosmogonismes

(pages 191, 192 & 200 de « la vie dans les plis » de Michaux) :

Les lieux communs sont aliénants, ils ressemblent à ceux quI nous ressemblent, nous assemblent. Pour les auteurs de la Beat Generation , pour les Surréalistes, pour les Beatniks, c’est le voyage qui prédomine. Que ce soi chez les Papous, dans le cosmos, sur la route (66), le voyage est pur-ifiant, il emmène chacun d’entre nous de l’épicentre à la stratosphère, sans oublier la rencontre, avec l’autre, avec soi.

Ensemble (lire « on sonne » de Norge dans Poésies – 1923 – 1988), tombez du ciel, sautez dans les eaux, créez vos cosmogonies. Un voyage transcendantal (aussi parce que Miss Darlington n’est pas tant élastique).
Mélangez les noms, les mots, les lieux, les personnages, les textes précédents, les influences, etc.
mandala

C’est ce texte brut ou retravaillé, terminé aujourd’hui ou demain qui sera le bienvenu à la lecture de jeudi. Si vous ne pouvez pas venir jeudi, merci de l’envoyer par courriel afin qu’il soit lu par quelqu’un d’autre.

30 minutes – thé et café et lourdeurs à volonté – fumette dans la rue

dianediprimareading(photo de diane di prima en pleine lecture)

c'est ce texte et ce texte seul qui sera lu en priorité à la Soirée lectures du 18 décembre de 20h à minuit (textes de l’atelier bruts ou retravaillés, textes écrits ailleurs mais qui répondent au thème de l’atelier, textes d’auteurs « publiés » dans le même mirage…) chez Miss Darlington.

17:05 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Je hais les explorateurs…

… leurs voyages et les séances diapos les projections « Connaissance du monde » qui donnent à voir les soi-disant merveilles d’ailleurs alors que la vie est si douce et si confortable au fond de son canapé ou devant un chocolat chaud et des tartines grillées un après-midi d’hiver au sortir d’un bain chaud dans une baignoire à jacuzzi après une sieste coquine avec quelqu’un qui partage les mêmes valeurs judéo-chrétiennes qui ne pose pas de questions sur le pourquoi et le comment d’éléments fondamentaux la recette de la tarte flambée ou du foie gras la signification de Pâques ou des Rameaux quelqu’un qui ne commet aucune faute de goût dans les circonstances de la vie qui lui échoient qui écoute les émissions dominicales les transcendant au besoin en ramassant les miettes sur une nappe à carreaux rouges comme il se doit dans une résidence secondaire acquise après des années d’hésitation et de mûres réflexions, toutes choses essentielles car les choses ont une vie bien à elles : il faut réveiller leur âme, toute la question est là.
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L’homme est sorti de la réserve, avec les autres. La réserve a revêtu des habits de lieux communs pour l’homme et pour les autres. Il s’y est gorgé des images plaquées dans sa mémoire par des séries animalières, des images figées sur le papier glacé des magazines. L’homme est heureux. Il a gavé son appareil photo, il s’est gavé du gibier grillé aux noms d’ailleurs dans des lodges à sa dimension humaine où poser de nouveau le pied sur la terre ferme du réel se fait sans encombres. Un lieu commun, nourriture abondante, eau claire et vins corsés.

L’homme a roulé, beaucoup roulé dans des paysages arides et suffocants de beauté et de torpeur, peuplés çà et là de tribus simples et accueillantes, et aussi de fermiers qui parlaient sa langue. Il n’a pu tout explorer, mais son idée est faite, concise, il pourra raconter et donner envie.

Quand l’homme retrouve la civilisation telle qu’il l’entend, une ville peuplée de maisons, de rues et plutôt de Blancs, il est quelque peu étourdi bien que soulagé que ces lieux soient immuables, communs même ici.

Dans ce port étriqué, qui ressemble aux ports de chez lui, avec des rues, des maisons, des restaurants, des gens blancs, un groupe « ethnique » en costume traditionnel tente de fourguer des objets artisanaux du nord désertique. Femmes enduites d’un mélange de graisse animale et de pigments rouges et parfumée aux extraits de bois de mopane. Leurs seins sont nus et incongrus au bord de l’eau.

L’homme, qui dans son voyage sculpté au métronome n’a pas approché ces populations retirées, fourrage dans les paniers à la recherche de babioles typiques. Ses compagnons s’affairent aussi, discutant, marchandant, parlant trop fort, voulant conclure trop vite.

L’homme n’a rien trouvé. Il a eu beau cherché, rien, pas un souvenir, sinon, peut-être… un autre souvenir… Il se relève, s’approche de l’une des femmes, la plus belle, la plus plantureuse. Il passe son bras droit autour de ses épaules. Il cale sa main et son bras gauches sous ses seins nus, comme s’il les soupesait. Et il pose…

Les autres rient. La femme rit aussi. Le ciel est très sombre. L’orage menace. Les flashes crépitent…

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Je hais les explorateurs, leurs voyages et les séances diapos…

Josiane Thibault

Écrit par : Josiane Thibault | 08/01/2009

Je vous félicite pour votre paragraphe. c'est un vrai travail d'écriture. Continuez

Écrit par : serrurier paris 2 | 22/07/2014

Ces œuvres ont l’air très beau, ça c’est de l’art. Les artistes qui ont fait ces tableaux sont très talentueux. Je suppose que ces modèles sont uniques.

Écrit par : pret personnel | 10/10/2014

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