15/12/2008

consignes de l'atelier Pop, Road & Beat - Les signes derrière les signes

alephLes Signes derrière les Signes :

Les alphabets sont les transcriptions de nos imaginaires culturelles. Des animaux aux éléments, les « lettres » s’inspirent des visualisations, des procédés sociaux, …

Ils sont aussi des codes dogmatiques que certains artistes (Kandinsky, Dotremont, Michaux, Crowley…) ont désacralisé en passant par le ressenti, l’évocation, le dessin.





Invitation :

Choisissez un alphabet parmi ceux proposés.

Respirez.

Tentez d’oublier les signes connus.

Alpha_OmegaIntériorisez ces nouveaux signes. Si vous le désirez, (re-)nommez certains d’entre eux, selon leur évocation. Oméga deviendrait clé de voute ou utérus ou bjkcibdqjhvkb, aleph serait la femme africaine ou l’idée jaillissante…

Notez ce que chaque signe vous invoque. Laissez-vous imprégner par l’esthétique, le symbole, le signe…

Ecrivez ensuite sur l’effet produit, que cela ait facile ou pas, métaphoriquement ou directement. Parlez peut-être du poids des mots, des signes. Introduisez, si vous les avez renommés, les nouvelles appellations des signes choisis.

Introduisez le(s) signe(s) premiers graphiquement dans votre texte, vos illustrations sensorielles.

20 minutes d’assemblage - thé et café et douceurs à volonté – fumette dans la rue.


alphabetrvb










alphabet braille

 











alphabet chypriote
























alphabet hébraique 












alphabet sanskrit



















alphabet_hieroglyphe_phonetique















alphabet tibetain












alphabet mandchou
























17:42 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Glyphes.

Hiatus et griffons posés sur la neige. Signes dérobés. Volets ouverts sur le possible. Pattes de mouches qui déchirent ta peau de leurs serres. Chaque jambe, chaque aile, pointue, acérée. La sarabande de ces gargouilles éjecte du sang noir. Nuées de golems insectes. Graphes qui s'abattent, essaim après essaim, quand soufflent les bourrasques de l'indicible. Moisson désolée des pare-brises, la nuit. Chocs fatals où éclate la chitine.

La pluie tombe, les essuie-glaces nettoient le palimpseste. Et d'autres suicides sont commis dans la lumière des phares. D'autres alphabets de l'éphémère se composent à la hâte.

Imperturbable se poursuit l'hécatombe. Suis-je vraiment innocent ? Quand je roule, quand j'écris, je fais pillage de mouvement. Sans savoir ce qui m'oblige à agencer ces chausse-trappes. Sans savoir de quel droit j'orchestre ces massacres.

Ma plume perfore des abdomens. J'aligne des libellules, que je passe au fil de l'épingle.

Écrit par : archi | 02/01/2009

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