09/03/2009

Atelier Identité noire II : Ecrire Nègre - Note d'intention de l'animatrice

Identité noire - Basquiat par WarholCet atelier est la suite logique de l’atelier de la Négritude, autour des auteurs fondateurs du mouvement socio-politico-littéraire (Césaire, Senghor, Fanon, Glissant, …).

 

La littérature noire américaine est un courant littéraire des États-Unis produit par des écrivains afro-américains. Elle a ses origines dans les auteurs de la fin du XVIIIe siècle tels que Phillis Wheatley et Olaudah Equiano et atteint son apogée avec les témoignages sur l’esclavage et la Renaissance de Harlem dans l’entre-deux-guerres. Aujourd’hui, les plus grands noms de cette littérature sont Toni Morrison, Maya Angelou et Walter Mosley. Elle traite de thèmes divers, de la place des Noirs dans la société américaine, du racisme, de l’esclavage et de l’égalité.

L’évolution de la littérature noire américaine est parallèle à l’histoire des États-Unis : avant la Guerre de Sécession, elle s’intéresse aux conditions de vie des esclaves. A la fin du XIXe siècle et au début du XXe, les auteurs tels que W.E.B. DuBois et Booker T. Washington débattent sur la manière de faire progresser la situation des Noirs. Au cours de la Renaissance de Harlem, la fierté d’être noir s’exprime par un retour aux sources. Dans les années 1950 et 1960, les intellectuels (Richard Wright, Gwendolyn Brooks) s’engagent pour faire progresser les droits civiques et militent pour le nationalisme noir., jusqu’à la création du mouvement des Black Panthers (cf. histoire des Blacks Panthers). Depuis les années 1960, les auteurs noirs américains tels qu’Alex Haley, Alice Walker ou encore Toni Morrison ont acquis un statut littéraire reconnu non seulement aux États-Unis mais aussi à l’étranger.

 

L’expression générale «  littérature afro-américaine » cache en réalité une grande diversité de courants et de genres. Ses principaux représentants ont le plus souvent traité des sujets en relation directe avec leur négritude et leurs difficultés au sein de la société ; ils ont réfléchi à leur appartenance à la nation américaine, sur l’identité des Américains.

Il faut également replacer la littérature noire américaine dans la culture de la diaspora africaine. Son appartenance à la littérature post-coloniale ne fait pas l’objet d’un consensus parmi les spécialistes de la question : certains estiment en effet que « la littérature afro-américaine diffère de la littérature post-coloniale, parce qu’elle est le fait d’une minorité ethnique qui réside dans une nation riche et développée». Les débats portent également sur la possibilité d’analyser la littérature afro-américaine selon les standards de la littérature occidentale.

 

La poésie est un genre particulièrement important dans la littérature afro-américaine. Elle s’inspire des courants musicaux (negro spiritual, gospel, blues, jazz, rap, slam, etc.) mais aussi des sermons chrétiens, dont le style joue beaucoup sur les répétitions, la cadence et les allitérations. (Saul Williams, Ursula Rucker, Sages Poètes de la Rue, …) Le slam est né en 1984 suite à un jeu de poésie dans un club de jazz à Chicago.

 

J’orienterai l’atelier Identité Noire II autour de deux thématiques : le cliché du noir, du nègre et plus généralement pour la proposition d’écriture, le stéréotype & la revendication de l’identité et ses racines  à travers une proposition d’écriture sur le mouvement de la Harlem Renaissance.

22:43 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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