01/10/2009

Atelier Les indélébiles - espace aux auteurs

L'atelier Les Indélébiles a reçu la bénédiction du soleil, le choix des mots et le choc des photos, en bref.

Je ne publierai pas les propositions d'écriture ni le déroulement de la journée bien remplie mais je crée un espace pour que les textes récrits ou bruts des participants puissent être publiés en commentaires ici.

Je remercie les intervenants et les partenaires, soit
La Boucherie Moderne (Kostek, Jeff, ...)
Le Chaff (Aymeric et son staff)
Les Archives de Bruxelles (Thérèse Symons, Francine, ...)
Le Cabinet de l'Echevin de la culture de la ville de Bruxelles (Hamza Fassi-Fihri)
Patricia Mignone, artiste peintre
Dominique Maes, illustrateur/éditeur

et les participants de cette journée, confirmés, infirmés, last minute.

ici, les photos de l'atelier. (cliquez pour agrandir)les marolles au matin







jacqueline 2 Thomas 2







Ludivine 2Anne 2






Vic 2






Jacqueline 3












anne 3












Vic 3












Nas 1












ludivine 3












ludivine 4







anne 4












jacqueline 4







nas & vic












les indélébiles 27 sept 09












les indélébiles II 27 sept 09

22:42 Écrit par Milady dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Tu es venu. Tu as vu. Tu m’as convaincue. Ton odeur a titillé mes narines. J’ai cru reconnaître un coin de table où tu n’as peut-être pas été écrit. J’ai touché les pages de ton livre de mes doigts. L’une après l’autre. Jusqu’à arriver à toi. Souffle court. Souffle long. La main sur le ventre. Tu t’es posé sur moi tel un baiser sur une joue, tel un amoureux sur une paire de lèvres. Tu as osé me palper sans même me demander mon avis. Je t’ai laissé faire. Sans doute que j’aimais ça. Je parle au passé. Comme si tu n’étais pas définitif mais éphémère. Tu es devenu ma pomme. Celle dans laquelle je croyais ne pas pouvoir croquer. J’ai cédé. Pauvre de moi.

Il me reste des choses à vivre. C’est toi qui me l’as glissé à l’oreille. Susurrement intérieur de mes pavillons. Je me suis plue à te boire. Jusqu’à la lie. Tannin dans la gorge. Tu me restes en bouche. Tu croyais me maîtriser mais détrompe-toi, je suis plus forte que toi, je le sais. Je te malaxerai, je te modèlerai à mon image jusqu’à te faire devenir fou de vivre.

Des papillons dans le corps. J’en ai partout. Ca chatouille. C’est que tu me fais de l’effet sous tes airs de na pas y toucher. Tu me donnes un peu de temps encore. Tu me dis que c’est pour mieux m’apprivoiser sans me fâcher, sans me malmener, sans me rendre mièvre.

On s’est attendus longtemps, toi et moi. Envol d’une page vers la table de mon salon. Là où je pose mes livres comme en point de suspension. Exposition temporaire proche du sol. Tu as pris possession des lieux et laisse-moi te dire qu’aujourd’hui, c’est sur moi que tu prends place. Tu es content, hein ?

D’un coup léger de colson, je te toue la peau. Ne crie pas. Tu ne sentiras rien. Tu n’auras pas mal. Je te troue la peau. Comme tu as troué la mienne. A m’en faire peur. A m’en faire devenir sereine ensuite. Questionnement métaphysique. Le mot est fort pour un simple geste.

Je te fais vivre. Plus que je te fais mourir. Tu es là, toujours sur mon dos. Mais libre de voler vers d’autres cieux, d’autres marquages, d’autres peaux. Je te laisserai faire. Tu peux bien. Je t’autorise. Pas d’alliance entre nous, de contrat, de lien. Nous ne sommes pas mariés, après tout.

Si tu m’aimes, tu reviendras. Si tu m’aimes, tu resteras. Si tu m’aimes, je n’aurai pas besoin de déguisement. Ni de cape. Ni d’épée. On verra bien.

Noué à mon cou, tu te perdras. Autant que je me suis trouvée en toi. Nœud rouge. Comme l’amour. Comme nos sangs mêlés qui n’ont pas encore coulé.

La mort est loin. La séparation non imminente. Tu es libre. Je te le répète. Libre de voler, de distiller ta parole à d’autres que moi. Papillon qui se pose sur un parapluie pour mieux décoller de la rosée après le repos. Balade-toi, pars prendre l’air. Mais repose-toi sur moi. J’aime bien ça.

Détache-toi, maintenant. Fais-moi de la place. Laisse-moi respirer. Bouffée d’oxygène. Il n’y a pas de prison quand on s’aime.

Écrit par : Ludivine | 07/10/2009

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